
La naissance des tortues de mer
Plusieurs projets scientifiques de protection des tortues de mer sont en cours à Chypre. La chaleur qui règne sur cette île de la Méditerranée orientale entraîne une surreprésentation des bébés femelles, ce qui fait de Chypre un lieu important pour la préservation de l’espèce.
Nous vous présentons en quelques photographies la naissance "assistée" des tortues.
La tortue verte (Chelonia mydas)

La tortue verte, l’une des deux espèces que l’on peut trouver en Méditerranée, est exclusivement herbivore. Elle se nourrit des herbes marines qu’elle trouve dans les eaux peu profondes. Nommée tortue verte en raison de la couleur de sa graisse, elle est en réalité totalement brune. Sa taille atteint un mètre et son poids 140 kilos. Des spécimens ont pu atteindre une longueur de 1,20 m pour un poids de 375 kg.
La tortue caretta-caretta

C’est une grande tortue semblable à la tortue verte avec une tête relativement large. Ses dimensions et son poids sont légèrement supérieurs. Les spécimens exceptionnels peuvent atteindre 400 kg. Elle se nourrit de crustacés.
On peut trouver les deux espèces à Chypre. Leurs conditions de reproduction sont très proches.

Les tortues s’accouplent en mer à proximité de la plage où les femelles vont pondre. Chacune d’entre elle peut pondre trois ou quatre fois par an. Elle sort de l’eau pour aller creuser son nid dans le sable, assez loin pour que la mer ne l’atteigne pas. Elle creuse son nid avec ses nageoires, s’y installe, puis creuse au milieu, avec ses nageoires arrières, un trou en forme de bouteille ou elle dépose ses œufs. Elle pond environ cent œufs ressemblant à des balles de ping-pong. Elle recouvre ensuite le tout de sable et retourne à la mer. Le soleil, en réchauffant le sable, permettra le développement des œufs.

Après environ deux mois, les petites tortues, qui mesurent environ 5 centimètres, cassent leur coquille et remontent à la surface. Sans assistance, elles mettent parfois plusieurs jours à y parvenir, depuis le fond d’un nid profond de 80 cm.
À leur sortie du sable, la nuit, les petites tortues, attirées par la lumière des reflets sur l’eau, se dirigent vers la mer. Les quelques mètres qu’elles ont à parcourir pour regagner la mer sont une épreuve très difficile que peu de bébés tortue franchissent dans des conditions normales.

En l’absence de protection humaine, les oiseaux, les crabes et la fatigue en éliminent un très grand nombre. Les lumières de la civilisation, (habitations, phares de voitures) peuvent les attirer dans la direction opposée à la mer, entraînant une mort inéluctable. Une tortue qui n’aurait pas rejoint la mer au lever du soleil serait condamnée. Pour chaque nid d’environ 100 œufs, très peu de bébés tortue (1 à 3) arriveraient à la mer s’ils n’étaient pas assistés.

Plus que la chasse à la tortue dans le but d’en récupérer la viande, la carapace ou le cuir, activités traditionnelles aujourd’hui disparues à Chypre, les filets de pêches et les jet-skis sont aujourd’hui la cause de la mort d’un grand nombre de tortues adultes. La disparition par le bétonnage massif de leur lieu de ponte est aussi une cause de la disparition de ces tortues. En effet, une tortue revient presque toujours pondre sur la plage de sa naissance et la transformation de l’environnement lui en empêche souvent l’accès.
Quelques liens sur la sauvegarde des tortues :

Effectuer un volontariat international dans un projet pour la protection des tortues
Maintenant commence la course vers la mer :
